Labour au Sémillon

Fin d'hiver compliquée par la météo changeante.

Quelques jours de beau temps, une petite accalmie, un peu de chaleur, c'est le moment de sauter sur un tracteur pour commencer à remuer un peu la terre.

Mais il faut en même temps avancer la taille des vignes, commencer la taille des oliviers, broyer les sarments, soutirer les vins et faire les assemblages, réparer les palissages, changer les échalas et bien sûr réparer le matériel qui, chaque jour, tombe en panne malgré nos soins préventifs. Sans parler des mises en bouteilles à prévoir, des expéditions, du quotidien, de la préparation de Vinisud, des, de là, du...

Drôle de métier que celui de vigneron. Vigneron, c'est le prénom. Le nom, c'est "en retard" ;-)

Bon, en attendant, pas vraiment le temps d'écrire. Vous vous souvenez du surgreffage ? Il pousse doucement, en tout cas pour les pieds qui ont vu leur "changement de sexe" réussir, passant de Muscat à Sémillon. Pour les autres, on repart du début, trous à la tarière, préparation des complants, filets de protection pour les lapins.

Le Sémillon, ceci dit, je commence à me demander si c'était une bonne idée, car depuis deux ans, il se retrouve à la distillerie. Est ma faute ? Est-ce moi qui ne le comprends pas ? Est-ce le surgreffage ? Est ce simplement qu'il n'ait rien à faire chez nous ? Mystère. Patience et longueur de temps font parait il mieux que force ni que rage. En attendant, je n'ose calculer combien cette folle entreprise nous a coûté au niveau investissement... On ne peut pas toujours réussir...

Bon, en attendant, on continue à faire comme s'il faisait de grands vins et il est temps de le labourer.

J'aimerai bien pouvoir vous faire passer l'odeur de la terre fraichement labourée; c'est pour moi, systématiquement, une émotion et un enchantement. Il y a quelque chose de primordial dans cette odeur, quelque chose qui remonte au début des temps et qui touche en profondeur un centre du cerveau, nous ramenant à l'essentiel, bercé par le pépiement des oiseaux ravis d'aller fouiller la terre à la recherche d'un ver ou d'une graine.

Même la vue de l'herbe fraîchement remuée a quelque chose de fascinant. Il faudrait vraiment que j'arrive à mettre des vidéos sur ce blog...

un commentaire

#1. Iris | mardi 16 février 2010 - 12:41

et en plus, je vois plein de salades sauvages sur cette photo - de quoi préparer ta cure de printemps:-)!

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