Fête Nationale
C'est aujourd'hui, et le pays tout entier étale avec fierté ses drapeaux nationaux. Rouge. Avec une croix blanche. Et oui, je suis en Suisse. Encore ! Que voulez vous, j'aime beaucoup ce pays, ses paysages et ses habitants. Ils doivent le sentir et me le disent avec discrétion, en buvant du Clos des Fées ;-)
Déjeuner délicieux. Il fut un temps où j'étais critique gastronomique, vous l'ai je dit ? Drôle de métier. Amusant à faire quelques mois, rapidement lassant. Trop d'expériences traumatisantes pour de rares moments de bonheur, la balance n'est pas équitable. Et puis, très vite, on comprend que pour durer dans ce métier, il faut être méchant. Ou du moins sans cœur. Et ce n'est pas mon cas. Tiens, ça me fait penser que cette semaine, il faudra que je vous parle de François Simon. J'ai lu son livre...
Donc, déjeuner délicieux. Dans le Pays d'En Haut. On passe Bulle, puis Gruyère, magnifique village médiéval, puis on prend son temps pour grimper dans la montagne, la vraie, ses chalets, ses vaches, ses Bentley continental GT grise ;-) Ah, là, c'est le signe, on s'approche de Gstaad ;-) J'aime bien la région de Gstaad. Ne croyez pas ce qu'on vous dit sur ce petit village de montagne. En fait, ça ressemble un peu à Vingrau : une grande rue, des maisons de chaque côté, une église ;-). Mais sans Hermès, Tod's et Chopard ;-). Tiens, on pourrait envisager un jumelage ;-). Bon, c'est vrai, le village en lui même est pour le moins chic. Mais rien de snob ou de People, du moins en été et quand, comme nous, on vient ici prendre le frais et voir ses amis : des sommeliers, des cuisiniers, tous qui travaillent "back-stage", au service d'une clientèle exigeante, qui, de temps en temps, ne reconnait sans doute pas ses efforts mais qui, bien souvent, est habituée à se contenter du meilleur. Les satisfaire n'est donc pas toujours facile...
Donc, un déjeuner délicieux, dis ai-je. Une langoustine, quelques cèpes cueillis du matin, un morceau de turbot cuit à la perfection, une volaille dodue, juteuse et croustillante, quelques myrtilles chaudes : le bonheur gastronomique est de plus en plus, pour moi, une rencontre de produits simples, cuisinés à la perfection, servie dans un cadre accueillant (et simple...) par des hommes et des femmes qui éprouvent du plaisir à vous en donner. Robert Speth est de ceux là, et sa cuisine mérite deux étoiles, ce que dans le temps, on traduisait chez Michelin par "mérite le détour". Trois, c'était "mérite le voyage". Le Chesery justifie un long détour, croyez moi, et bien des tournants ;-), tellement la cuisine est simplement... bonne.
Bon, dommage que le vin ne soit pas à la hauteur...Je PLAISANTE, Yvan, Je PLAISANTE ;-). Je ne sais pas où est en ce moment le meilleur sommelier du monde mais celui à qui je confierai ma cagnote pour me constituer une cave, il est au Chesery, ce qui ne gâche rien. Bon, j'arrête là les compliments, Yvan, car tous tes clients vont te chambrer. Disons qu'il n'y a pas dans le monde 20 sommeliers de ce niveau, capable d'une telle empathie avec ses clients, et on aura tout dit. Après, faut tester...
Bon, on dirait un peu un billet de François Mauss, vous croyez pas ;-)-. Le bon François est allé se mettre au vert en Italie du Nord, au frais dans les hauteurs, comme moi. Il fait la tournée des parcours santé, si j'ai tout compris ;-) avec son coach, une certaine Marité ;-). J'aurais du lui envoyer quelques bons livres de Science-Fiction. Il en est encore à Asimov... Le vin lui prend trop de temps ;-)
Je suis passé pas loin du château du Crest, dont je lis toujours le blog avec plaisir. Avec les enfants dans la voiture, pas question de visiter une cave. On verra l'année prochaine. Il parle de chaleur et d'orage. J'en vois un qui arrive, noir et lourd...
Puisqu'on parle de Suisse, Jacques Perrin me propose un lien avec son excellent blog. Ce que je fais volontiers. Je vous l'avais indiqué lors de son voyage au Japon. Son récit de la disparition mystérieuse du coursier Suisse lancé dans la tournée mondiale des 3 macarons est toujours aussi étonnante. Voilà un sujet pour François Simon.
Bon, voià, on s'y remet doucement, au blog. L'envie revient. Faut juste retrouver le rythme...
un commentaire
Le Chesery est effectivement une excellente adresse et le sommelier Yvan Letzter très compétent. Que du bonheur !