Let’s talk about... Sex
Lorsqu’un autre vigneron me parle de ce blog, deux questions reviennent presque systématiquement : où est ce que je trouve le temps d’écrire ? Et combien ai-je de lecteurs ?
A la première, je ne sais pas trop quoi répondre, tant le rythme de publication est variable. Mais je ne peux m’empêcher de remercier, au fond de moi, ma prof de dactylo, à l’école hôtelière, dont j’étais je crois le pire élève, et dont l’enseignement – que je jugeais inutile du haut de mes dix sept ans –, me permet aujourd'hui de taper à toute vitesse avec mes dix doigts musclés de vigneron :-). Et donc d’aller très vite…
A la deuxième, j’avoue que je m’en moque un peu et que, de toute façon, le module statistique de mon hébergeur étant fort peu précis, j’ai bien du mal à comprendre combien d'entres vous me lisent chaque jour. Quelques centaines, sans doute, j'imagine, ce qui suffit à mon bonheur. De toutes façons, un blog, dans son essence, ne doit pas chercher à faire de l’audience. Et puis je préfère avoir peu de lecteurs, mais de qualité. Un peu comme le vin : peu, mais bon ;-)
Sauf aujourd’hui, où nous allons parler "sexe" ce qui, le mot étant toujours n°1 sur tous les moteurs de recherche, devrait faire péter l’audimat :-)
Car chers amis, voyez vous, hier, le tasting de notre distributeur à NYC était juste à côté du Museum of Sex… La porte à côté, en somme. Et donc, fort logiquement, ayant une heure à perdre, entre cinq et six, après le tasting et en attendant le diner, et n’ayant rien (de mieux..) à faire, j’allais avec quelques copains me cultiver.
L’un d’entre eux a eu la gentillesse, très vite, de m’aider à augmenter mon bagage sémantique. Il m’appris l’éthymologie du mot copain, « qui partage le pain »... Immédiatement après, et fort logiquement, ambiance grivoise aidant, j’en déduis l'origine du mot... copine ;-)))))) Désolé ;-)))
Bon, où en étais-je ? Ah oui, le musée du sexe. En visitant le lieu, ma foi plutôt chic, design et rigolo (l’exercice muséographique est difficile, vous en conviendrez…) quelques réflexions philosophiques, ethnologiques, historiques et culturelles me vinrent à à l’esprit ;-)
Un, on a rien inventé depuis longtemps dans ce domaine, sauf peut-être la pile électricque ;-)
Deux, le vin, c’est beaucoup plus intéressant et varié, en fait, que le sexe ;-) Ayant six heures de vol pour rejoindre San Francisco, j'ai le temps de tenter, si vous le voulez bien, de vous en démontrer l'évidence.
Par exemple, si boire à deux est une pratique couramment admise partout dans le monde, on peut aussi pratiquer à plusieurs sans enfreindre aucun code religieux ou moral, ni bien sûr aucune loi ;-).
On peut d’ailleurs le faire en groupe, hors domicile, et même à la maison. Le croirez vous, votre femme ou votre mari ne sera pas le dernier à participer, la plupart du temps avec enthousiasme ;-). Souvent, et tout le monde le sait, des hommes le font ensemble, sans que personne ne voit rien à redire quand ils partagent une bonne bouteille ;-). On peut le faire avec son meilleur (e) ami, sans que cela gâche tout. Bon, d’accord, seul, c’est pas terrible, mais ma foi, à l’occasion, c’est bien aussi ;-). Ah, oui, j’y pense parce que j’ai déjeuné seul à l’Atelier, on peut aussi le faire seul ET en public ;-) Alors qu'au niveau du sexe, je vous le déconseille fortement...
Voyons voir, quoi d'autre. Ah oui, bien sûr, pas de maladie. Et puis, franchement, au niveau du plaisir, le vin, c’est franchement top. D’abord, bien sûr, vous l’aurez sans doute noté, pas besoin de préliminaires (désolé;-) Ensuite, le plaisir est super rapide, voire instantané : on met le vin dans sa bouche, et hop, c’est le pied. On peut d’ailleurs recommencer. Tout de suite ;-) Et autant de fois que l’on veut ;-). C’est pas beau, ça ? D’ailleurs, sur votre lit de mort, jusqu’au dernier jour, la dernière heure, la dernière minute, vous pourrez encore pratiquer, et, lors de la dernière gorgée, le plaisir, intact, vous envahira…
Ah, au fait, pas de migraine ou de mauvais jours qui tiennent : c’est quand on veut, où on veut ;-) Certains, qui ne sont pas vigneron, doivent payer, il est vrai, pour boire du vin. Mais franchement, par rapport aux sexe tarifé, c’est vraiment à la portée de toutes les bourses (désolé, encore ;-)
Ah, oui, dans le vin, il y a tellement de nouveaux vins à découvrir, de nouveaux vignerons à rencontrer, on ne peut pas se lasser : même Bob, à son âge et avec son expérience, il ne peut pas dire « Je sais, je sais… » ;-). Et on a toujours quelque chose à apprendre... En fait, comment dire, on peut multiplier les « partenaires » à l’infini, sans que personne ne vous regarde bizarrement. La liberté totale. Mais bien sûr, on peut aussi être fidèle à quelques bons vins, toute sa vie. Parce que c’était lui, parce que c’était moi, et qu'on voit pas pourquoi on irait chercher ailleurs. Tiens, le Clos des fées, au hasard ;-) « What Else », d’aileurs, comme je dis tout le temps, depuis je suis aux USA, avec mon sourire le plus ravageur;-). D’ailleurs, en parlant de Georges Clooney, auquel je ressemble de plus en plus, me dit-on, à quelques détails mineurs près (les commentaires désagréables ne seront pas mis en ligne ;-)), les plus rusés d’entre vous auront remarqué que le physique n’a que peu d'importance dans le monde du vin : certaines personnes particulièrement laides peuvent avoir PLUS "d’expériences" que des gens physiquement "parfaits". Et certains vignerons que je connais personnellement sont affreusement laids ! Ugly Betty en mec ! Ou énormes et bougons, véritables sosies de Schreck ! Ou petits et chauves (François, tu nous manques !) ! E pourtant, il font partie des êtres les plus désirés au monde, ceertaines femmes allant, m'a t'on dit, jusqu’à se désabiller dans leurs cave pour tenter de leur soutirer quelques bouteilles, prouvant ainsi qu'elles savent, elles, ce qui est vraiment important dans la vie ;-)
Bien, ainsi se termine le récit de ma viste au muséum of the sex, en compagnie de mon vieil ami Dick ;-). Peut-être un jour vous parlerai-je de lui plus en détail ;-). Tout le monde aime Dick :-). Mais j’en doute, certaines choses devant rester mystérieuses, comme le disait le Comte de Cagliostro;-)
P.S. : dans le taxi, trois vignerons espagnols, joyeux et dynamiques. Nous nous moquons gentiment de l’étrange façon qu’ont les américains et les américaines de montrer, par des expressions appuyées, des mimiques et des roulements d’yeux, leur émotions ou leurs pensées. « Oh, your WINE si SOOOO BIG ! It’s INCREDIBLE ! GORGIOUS ! I CAN’T BELIEVE IT ! Je repense à cette scène d’anthologie avec Cameron Diaz. Elle me semble parfaitement à sa place pour illustrer ce billet qui part décidément en vrille ;-) Cameron, si tu me lis, t’es vrament une marrante qui se la pête pas et, si tu passes à San-Francisco demain, on ira boire un verre de Clos des Fées ensemble ! Enyoy yourself, c’est ICI. Pour adultes ayant le sens du l'humour, seulement !
2 commentaires
Oui rendons gloire à la Mère GROSSO, qui rappelons le essayait de nous apprendre à taper à la machine (mécanique - il fallait le petit doigt musclé) avec un cache en tissu sur les mains (pour ne pas regarder les doigts mais uniquement le texte d'origine) et oui on faisait des brouillons en ce temps là ....
Même motif même punition, je tape aussi avec mes dix doigts.
Que n'avons nous pas appris à l'école Hôtelière :
- Taper à la machine
- Balayer les sols
- Faire la vaisselle
- Mettre la table
- Faire le lit
- Dire Bonjour à la dame
Toute une éducation de jeune fille de bonne famille.
Réponse de HB : Ah, merci mon Gilbert, je cherchais le nom vainement depuis plusieurs jours ;-) ! Si madame Grosso me lit, elle a mérité une bouteille de Clos des Fées. Qu'elle me contacte !
On a tous un bon copain. Le mien s'appelle Popaul, mais je ne tiens pas à en parler non plus.