Migration de printemps ou le vilain petit canard en Autriche


En cette belle matinée de février, me voilà donc, cher lecteur à Vienne, Autriche.


J’avais de la place dans ma valise, alors j’ai pris mon macbook. Un bon moyen de faire des billets en temps réel. Un récit de voyage, fait à la maison, au retour, n’a pas le même sel qu’un « journal » de voyage, fait au jour le jour. Je ne  garantis pas, oh, cher et mystérieux lecteur, deux ou trois longs feuillets chaque jour, mais deux ou trois petits billets, qui sait... 
Hier, donc, après un improbable et miraculeux Gérone/Bratislawa par Ryanair, qui m’a évité je ne sais combien de changements et de lourdes dépenses imputables, vous vous en souvenez, au grand malade d’Air France qui a pris Perpignan en grippe, me voici donc en Slovaquie. L’aéroport de Gérone commence à ressembler à celui de Barcelone et, à chaque visite, j’ai l’impression qu’ils ont construit un nouveau parking. Pas de revues françaises au kiosque à l’exception de "Voici" que j’ai bien sûr feuilleté. Après une bonne semaine d’assemblages, me voilà en train de réfléchir à quoi pourrait ressembler l’enfant de Mélissa Theuriot et de Jamel Debouzze, qui, paraît-il, pensent à se marier. Le vin, ça rend fou ;-). Deux heures de vol plus tard, nous voilà partis pour une promenade d’une soixantaine de kilomètres dans un immense champ éolien. Des centaines, au bas mot, voire des miliiers d’éoliennes se dressent, dans un alignement chaotique, dans les champs de la campagne Slovène, puis Autrichienne, dans une région qui doit être sacrément ventée. Elle l’était en tout cas ce jour là. C’est simple, en descendant de l’avion, après une descente musclée et un atterrissage rock’roll, on se serait cru à Perpignan, avec un vent à décorner les bœufs. Avant de monter dans la navette, j’ai eu cependant le temps de savourer ce vent dont je ne connaissais pas le nom. Je le demanderai au retour, tiens. Vivant dans une région qui s’enorgueillit de 200 jours de vent par an, je deviens amateur ;-) Une Tramontane, un Marin, un Narbonnais, toutes ces brises ne vous caressent pas la peau de la même façon. Ce vent Slovaque avait quelque chose de différent, de sauvage, de nerveux, d’inhabituel pour moi, balayant le tarmac de petites rafales rageuses et agressives. Me voilà connaisseur en vent, maintenant ;-)

Bon, je musarde sur l’arrivée, parce que l’événement que j’ai à vous raconter pendant cette fin de semaine commence aujourd’hui. Hier, donc, simple et rapide petite balade dans la vieille ville, avec ses magasins typiques, :  Zara, Marionnaud, H&M, Lacoste, Macdonals ;-). Faire du shopping en Europe n’a plus de sens, sauf à vouloir s’acheter des tenues locales folkloriques. Je sais, chère lectrice, tu m’imagines volontiers en bucheron autrichien, en culotte de peau et bretelles décorées ;-). Mais ce n’est pas pour ce billet;-). A part ça, de très beaux magasins de meubles contemporains et des antiquaires comac. Mais bon, les meubles, sur Ryannair, c’est pas vraiment leur truc. Déjà que j’ai dû payer pour 1 kg de dépassement de bagage ;-). J’ai vu aussi un très beau jacuzzi hors sol, au prix d’une Ferrari. Et un truc électrique, vous savez la trottinette à deux roues avec le stabilisateur auto. Ils les louent. Je vais peut-être essayer ça, si je trouve un moment… Ah au fait, dans la famille Gauby, sont cette fois ci du voyage la mère et la fille et, donc, avec Ghislaine et Mélanie, comme nous plongeons tous les trois volontiers dans le même pêché de gourmandise, on s’est quand même fait une petite ventrée d’apfelstrudel. Ah, pas de Sacher Tochte, bien qu’on soit passé devant. Vous je sais pas, mais moi je trouve ça sec…

Or donc, me direz vous, arrêtons là les préliminaires et passons au vif du sujet. Me voilà invité par le Palais Cobourg à son événement vin de l’année, le fameux WeinFestival. Comme à BadRagadz, l’année dernière, impossible, ici, de « vouloir » venir. On y rentre sur invitation, sans rien payer, au passage. De fait, vous l’avez compris, on côtoie  le gotha de la viticulture mondiale. Me voilà donc, petit vigneron paysan du midi, à me mélanger avec ce qu’il faut bien appeler un autre monde, celui des grandes familles historiques italiennes, des grands crus classés bordelais où quand on parle de 55, c’est bien sûr de 1855 qu’il s’agit, de vignerons autrichiens qui sont de véritables dieux vivants dans leur pays, j’en passe et des meilleures… Le tout sous les ors et les lustres du Palais Cobourg, l’un des plus beaux palaces européens, celui en tout cas ou le vin tient la place la plus importante. Le genre d’endroit où on a jamais les vêtements qu’il faut, si vous voyez ce que je veux dire ;-)Espérons que les vins seront à la hauteur. Bon, je vous laisse, j’ai rendez vous avec mon copain, le Comte Von X (ce blog doit rester discret ;-), pour le petit déjeuner. Après, direction la salle de bal. Je repense à ce que disait ma grand-mère, premier au village, dernier à la ville. Espérons pour une fois qu'elle avait tort!

P.S. : le programme du weinweltfestival ici.

un commentaire

#1. Sophie | jeudi 28 février 2008 - 11:19

Hervé, si par bonheur, tu fais une petite promenade en culotte de peau et bretelles décorées sur un segway (la fameuse trottinette), j'exige une photo ! Et je suis toujours dispo pour t'apprendre la valse viennoise afin de briller sous les lustres centenaires de la salle de bal.

Ajouter un commentaire


Merci de bien relire vos commentaires avant tout envoi. Une formulation claire et grammaticalement correcte sera appréciée.

Les commentaires sont légèrement modérés. Merci d'éviter le hors-sujet, tout commentaire inapproprié sera supprimé.

Les commentaires ne reflètent pas nécessairement la pensée ou le point de vue de l'auteur du site. Si vous décidez de commenter des articles de ce site, vous acceptez d'assumer l'entière responsabilité de vos écrits.

Soyez libre d'exprimer votre pensée, mais toujours dans le respect des autres.

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.