Thursday is Walden's day...

Retour à N.Y. et courte nuit. Ma chambre d'hôtel donne cette fois, sur la rue et, par miracle, j'ai gardé les bouchons d'oreilles donnés dans l'avion... Sinon, nuit blanche tant l'activité dans la 44ème rue était intense. L'hôtel doit donner sur l'entrée d'un entrepôt ou un truc similaire, sinon, impossible de comprendre un tel ballet de camions toute la nuit ou presque.

Aujoud'hui, changement d'importateur. Rendez-vous 5th avenue, au siège de Diageo, le distributeur nationnal de Walden. Toujours stupéfait de voir combien, bien que l'on soit le premier groupe mondial de vins et de spriritueux, on peut rester simple, disponible, amical et performant. Nos amis sont contents de nous voir, nous aussi et tout le monde se félicite d'avoir enfin un peu de vin pour étendre un peu le périmètre de distribution de Walden, pour l'instant limité à N.Y. et au New-Jersey, faute de quantité.

Pour autant, ne croyez pas que mon rôle se limite à conclure de grands accords internationaux... Bizeul ou pas Bizeul, nous voilà en route, quickly, drivé par l'une des meilleures commerciales du bureau de N.Y., pour visiter de nouveaux clients et tenter de les convaincre. A pied, en taxi, en métro, nous verrons trois cavistes et quatre restaurants dans la journée, la moitié acceptant immédiatement de référencer Walden 2005 (délicieux de jour là, explosant de fruit et de texture soyeuse, prenant tout le monde à contrepied, lassés des vins archi-boisés ;-))), ce qui est une excellente performance. Et oui, les ventes, cela se fait mano a mano aux U.S.A. et, même si cela est épuisant, cela permet de vraiment comprendre le marché, les besoins de chaque client, les améliorations à apporter au vin. Et d'assumer ses vins, ce qui n'est pas la plus facile des choses... Par exemple, un restaurateur déteste le nom et pense qu'il s'agit d'un nouveau projet de marketing moderne, type "red bicycle" ou "fat bastard". On lui explique le principe de l'expérience Walden, l'aspect "Fair Trade", les valeurs d'agriculture durable, la sauvegarde des vieilles vignes, les vignerons partenaires et solidaires... du coup, il nous demande s'il peut venir faire du vin chez nous ! Toutes les énergies positives sont les bienvenues, my new friend. Viendez, viendez ;-))

Déjeuner (enfin un vrai repas, le premier en 4 jours...) dans un minuscule et archi-sympatique restaurant, Cosette, qui fait une cuisine familiale et sincère, tout ce que j'aime. Take a break in the rush, c'est comme ça qu'on dit, non ? -)). Un vigneron en voyage, il ne lui faut pas grand chose pour être heureux : entrée, plat, dessert, deux verres de bon vin sur une cuisine qui lui rapelle celle de sa mère ou de sa femme, et le voilà dans votre poche, prêt à vous suivre dans les plus périlleuses aventures ;-))

Vers 17 h, dernier client et là, sous la fatigue, mon anglais "décroche" carrément, d'un seul coup, sans prévenir, au point que je raconte n'importe quoi, vous savez style "yaourt" d'ado qui chante avec les bee-gees sans comprendre un seul mot de que ces braves gens veulent dire ;-)). Pas de moqueries s'il vous plait ! Et ne pensez pas me faire croire que nous n'avez jamais "yaourté" un peu d'anglais dans votre jeunesse ! ;-) Heureusement, Christian et Winnie prennent le relais... Sauvé !

Fatigué, pensif, je rentre solitaire par Broadway pour prendre un peu l'air, et là, par hasard, je tombe sur le flambant neuf "M & M's World" de N.Y... Une leçon de marketing, chers amis, voilà ce qui m'attend. La boutique fait au moins 1 000 m2, sur deux étages, et pourtant on ne vend que deux sortes de bonbons et des produits dérivés... Incroyable... La boutique est pleine comme un œuf. Devant moi, une charmante touriste s'en met pour 95 dollars de smarties + un vilain coussin poilu violet avec l'effigie des petits bonhommes au cœur de cacahuète... Je n'en reviens pas... Dans le vin, inutile de vous dire qu'on a encore du boulot...

10 minutes pour se rafraîchir à l'hôtel, il est temps de filer au restaurant avec l'équipe de Diageo. Bon bistrot, service performant, clientèle chic, bon poulet grillé, bon échantillon de Walden 2006, on se quitte avec mélancolie, en se promettant de se revoir aux primeurs, enfin si je ne suis pas papa cette semaine là ;-))

22 h 00, douché et au lit, je m'endors en me disant que les dîners à 18 heures, finalement, ce n'est pas si idiot qu'on pourrait le penser au premier abord. Surtout quand on prend le bus pour Boston le lendemain à 5 heures du matin... Allez, le marchand de sable (ça existe, ca, en anglais ? Sandman, peut-être ?) est là et mes mains tombent du clavier. Have a good night...

5 commentaires

#1. Iris | vendredi 23 mars 2007 - 15:37

Mr. Sandman était même une des chancons préférées de mes parents!

Mr. Sandman, bring me a dream (bung, bung, bung, bung)
Make him the cutest that I've ever seen (bung, bung, bung, bung)
Give him two lips like roses and clover (bung, bung, bung, bung)
Then tell him that his lonesome nights are over

demandez à vos amis americain, de vous la chanter!

Et merci pour ces réportages "sur le vif"

#2. mauss | samedi 24 mars 2007 - 10:08

Va falloir que tu assures chez ton copain Coffe : à l'écouter aux grosses têtes, il a la frite en ce moment !

Si tu viens pour les primeurs (en fonction des coups de boutoir de Bizeul junior), apporte quelques Walden : j'aimerai connaître.

Baci,

#3. Didiert91 | samedi 24 mars 2007 - 12:23

Bonjour Hervé,
J'espère que cela n'a pas été trop dur de faire cette émission à la descente d'avion!
Cela a été un plaisir de te rencontrer à l'aéroport. Si tu passes sur Boston encore fais moi signe.
Amitiés,
Didier

#4. Jojo Lapin | samedi 24 mars 2007 - 12:54

Et Mr Sandman est aussi "l'hymne" de... Auchan ! Chez qui on trouve Walden je crois... la boucle est bouclée !

#5. Claude D | dimanche 25 mars 2007 - 11:31

Allons Hervé, tu taquines les Auvergnats... entrée, plat, dessert... tu oublies le fromage. Un repas sans fromage ça ressemble à rien. Envisagerais-tu un repas sans vin ? Non! Ah bon ! Alors, allons y pour un petit coup de pub pour nos merveilleux fromages : SAINT-NECTAIRE, CANTAL, FOURME D'AMBERT et BLEU DE LAQUEUILLE... et tous les autres. Si je descends à VINGRAU je n'oublie pas mes échantillons. Amitiés.

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