Your wines are alive...

C'est ce que me disait un caviste de Chicago, pas plus tard que tout à l'heure, enthousiasmé par les vins du Clos des Fées qu'il dégustait pour la première fois...

Pas de manière entre nous, j'avoue que cela m'a fait plaisir de voir qu'au bout du monde, (au cœur même du Middle West ;-)), un amateur pouvait ressentir exactement ce que j'essayais de mettre dans mes vins : de la vie, de l'éclat, du plaisir... « Joie de produire, plaisir de partager », on dirait du Valérie Lemercier ;-))

Au fait, oui, la dégustation s'est bien passée, merci de me poser la question ;-). Bon, à 10 heures, en traversant à pied avec ma valise le zoo de Chicago, sous un grand ciel bleu digne du Roussillon, j'ai commencé à avoir un petit coup de blues en pensant à mon fils. Du coup, je lui ai fait une petite photo d'une sorte d'élan, un couple, très à l'aise, et je vous en fait profiter, juste pour le plaisir...

Rien à voir avec la choucroute, je sais. Fin du message personnel, OK, je reparle de vin ;-))

Quelques minutes après, en rentrant dans la salle de dégustation, j'ai eu un autre passsage à vide en voyant tous les vignerons présents et les centaires de bouteilles présentées; toujours la même angoisse, quand on voyage et que l'on a un brin de lucididé : comment arriver à exister, à se faire une petite place au milieu de ces milliers de vins, de cette complexité des appellations, des pays, des wineries...

Bon, on y est arrivé, enfin j'espère. J'ai pu goûter quelques vins présents, dont certaines belles étiquettes et je peux vous dire que le Clos des Fées, qui passe en France pour un vin concentré, et bien ici, comparé à certains qui jouent vraiment la carte de la concentration, c'est plutôt considéré comme un vin fin, raffiné et élégant ! Ca me plait bien, et je n'ai de toute façon pas l'intention de participer à cette compétition stupide qui consiste à chercher à être toujours plus concentré, plus boisé et finalement plus commun que le voisin. Mais bon, apparement, pour certains, cela fonctionne, commercialement parlant; il faut de tout pour faire un monde.

J'ai commencé à écrire ce billet en attendant l'avion, mais pour une fois, on est parti à l'heure de Chicago. Arrrivé minuit à NY et, bien sûr, j'ai fait l'erreur de dormir, épuisé, dans l'avion. Donc, je termine ce billet à deux heures du matin, décalé et quelque peu fébrile. Bon, allez, j'essaie de dormir parce que demain une dure journée m'attends encore.

un commentaire

#1. eln | jeudi 22 mars 2007 - 22:22

Bonjour Hervé.

Petit clin d'oeil du Québec .

A la la lecture de vos ecrits , j'apprend infiniment dans ce monde du vin .....

Quelle magnifique photo , merci !

'' Imaginez-vous comme une puissance incendescente illuminé
et peut-être à qui l'univers et ses messages parlent à jamais .
B, Verlaine

Merci pour vos vins si prestigieux. incontounable ( alive) en vie .

Esperant un beau séjour sur nos terres d'amériques ..

Eln

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