Réflexions

Après midi du mardi dans la cave, avec un groupe de professionnels allemands, cocktail varié de vignerons, de cuisiniers, de sommeliers. 15 personnes, le garage n'est pas loin de la saturation.

Le mélange des genres rend les dégustation complexes, car le vigneron a toujours peur d'être trop technique pour les uns et pas assez pour les autres. Toujours diffiicile aussi les dégustations au travers d'un traducteur : il faut s'arrêter souvent, employer des mots simples, faire des phrases courtes. Peu de questions, peu d'expressions sur leur visage, difficile de savoir si ils aiment ou non. De toute façon, je ne peux pas y changer grand chose...

Fin de dégustation avec un échantillon de petite Sibérie 2005, fraîchement sortie de barrique, prêt à la mise.

Dégustation, silences, questions courtes sur le cépages, le terroir et le nombre de bouteille. Ils ne connaissaient pas. Ils semblent surpris. Viens la question du prix...

— « 200 euros ! Mais vous devez être riche, Monsieur ! » s'écrit, en allemand et en riant un des dégustateurs.

Ma réponse, instinctive, fuse :

— « non, pas pour l'instant. Mais je suis libre, Monsieur. Et ça n'a pas de prix... »

3 commentaires

#1. lurent dupéré barrera | jeudi 22 février 2007 - 10:55

effectivement, ce monsieur avait raison.

tu es riche, très riche mais pas d'une richesse limitée à des euros à la portée de n'importe quel gagnant du loto.

cette richesse concerne effectivement la liberté qui n'a pas de prix (puisque même bill gates ne peut se la payer avec des dollars). Elle concerne la vie lorsqu'elle est menée selon sa passion.

Quelle richesse en imagination, en bon goût et en passion (en folie pour certains) pour faire ce que tu as fait avec ta gamme du clos des fées.

bravo et bonne continuation

laurent dupéré barrera, riche aussi

#2. benjamin | jeudi 22 février 2007 - 11:38

OK, ce vin est sans doute magnifique, dense, complexe, profond...et je ne sais quoi encore car je ne suis pas pret de le gouter. Soyons honnêtes, qui peut aujourd'hui acheter une bouteille à 200 euros ? Le grand vin est-il devenu si snob que seuls des hommes et des femmes travaillant dans des métiers de "services" (informatique, finance, marketing etc...) à très haut rendement peuvent soit se faire plaisir, soit plutôt s'afficher avec de belles bouteilles ? N'y a-t-il pas quelquechose qui est parti en vrille à un moment ou doit-on laisser tous ces pans de la culture française partir exclusivement vers ces élites économiques ?
(je ne suis pas marxiste et je ne vous reproche pas de vendre à ce prix car cela est sans aucun doute justifié par toutes sortes de facteurs, mais je me pose simplement la question)

#3. helene | mardi 27 février 2007 - 16:57

Je dois bien dire que je suis assez d'accord avec benjamin, peinée que je suis d'apprendre qu'il me sera difficile de gouter un jour un tel vin...

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