Agence de voyage

Dans la longue litanie des « petits métiers » qui entourent celui de vigneron, il ne faudra pas oublier, en ce début de nouveau millénaire, celui d'agent de voyage.

C'est ce que nous pensions hier, Claudine et moi, après presque une journée entière sur le web et au téléphone pour essayer de programmer dégustations et déplacements de l'année.

Comme vous l'imaginez, de Perpignan, petit aéroport peu et mal desservi, la tâche est bien plus complexe que d'un autre endroit. J'ai par exemple promis à l'ami Gildas d'aller le voir au Luxembourg cette année, et Perpignan/Luxembourg, je vous assure que ce n'est pas simple... Pas question de passer par Paris, où le changement d'aéroport entre Orly et Roissy est une véritable plaie, surtout quand il n'y a que deux vols par jours au départ de Perpignan. Pas question de toute façon de prendre Air France, en situation de monopole sur Perpignan, et qui de ce fait se permet des tarifs simplement honteux. Pas de LowPrice ici, et il aura donc fallu un moment pour trouver la solution, un Montpellier/Francfort avec Ryannair. On notera que cette charmante compagnie n'est plus vraiment intéressante pour les vignerons : alors qu'elle ne prend que quelques euros + taxes pour transporter mon quintal ;-), elle demande désormais de lourds suppléments par kilos de bagages transportés. Et comme on n'a plus le droit d'emmener ses bouteiles échantillons en cabine, certains voyages vont être cette année, au niveau échantillons, un véritable casse-tête ;-( Et à quand la balance avant l'embarquement et un supplément pour tous ceux qui aiment la vie ? ;-))

Il aura fallu jongler entre les aéroports de Toulouse, de Montpellier, de Gérone, entre plusieurs compagnies différentes, sans oublier le train, les transferts, les hôtels et tout ça bien sûr en essayant de trouver les meilleurs tarifs et les offres spéciales tout en essayant d'augmenter les miles sur les programmes de fidélité afin de gagner des vols gratuits pour l'année prochaine...

On retriendra de tout cela qu'il vaut mieux, dans le "village mondial", aller vendre son vin à New-York (529 euros aller-retour depuis toulouse) qu'à... Paris (469 aller-retour la semaine prochaine pour une dégustation de dernière minute). Les temps changent; Nous, il nous faut aussi changer. Simplement, nous ne le faisons pas toujours à la même vitesse. Par certains côtés, parfois, tant mieux.

un commentaire

#1. tchoo | mardi 16 janvier 2007 - 22:24

il me semble que BMIBABY dessert Perpignan et l'Angleterre

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