Dimanche soir
C'est souvent le dimanche soir que je passe un peu de temps à coucher sur mon clavier les billets de ce blog. Ce soir ne dérogera pas à la règle. Un peu de musique, beaucoup de calme, il n'en faut pas plus – mais pas moins – pour se mettre à écrire. Car il me faut toujours un peu de temps pour me mettre dans le rythme, pour que les mots me viennent. Je ne suis pas de ceux qui ont la plume facile, contrairement à ce que vous pourriez croire. Tiens, ce n'est pas comme mon vieil ami Bernard Ginestet, aujourd'hui disparu, à qui je pense tout d'un coup avec émotion. Il écrivait des chapitres entiers de ses livres dans sa tête puis, d'un seul coup, en quelques heures, les couchait sur le papier de sa belle écriture régulière. Sans en changer un mot. Sans une faute et sans même une rature. J'aurais aimé avoir un de ses manuscrits en souvenir de lui. Je me demande bien ce qu'il sont devenus. Reste ses livres dont la relecture, surtout ceux sur les grandes appellations communales du médoc, sont un régal à lire et à relire, tant pour la précision et la justesse des annotations, que pour les vérités et les vacheries que l'on peut lire entre les lignes. Notre Robert Parker français, nous l'avions, en vérité, mais nous n'avons pas su le voir. Ou lui n'a pas voulu du rôle. Bon, je m'égare, comme d'habitude. Voire même, ce soir, je suis à la limite du radotage, non ? Ah, quel plaisir de ne pas avoir de rédacteur en chef pour couper tout ces bavardages aussi inutiles qu'amusants... ;-)Temps sublime aujourd'hui sur Vingrau, ciel bleu cobalt, un peu frais le matin, presque trop chaud sur le coup de midi. Le soleil de janvier, presque aguichant par sa douceur et sa chaleur, nous a persuadé de sortir une barrique devant la maison du voisin et de boire l'apéritif au soleil. Si ca continue, cette semaine, nous allons sortir les "shorts de taille", sous peine d'avoir trop chaud en taillant ;-)
Quel est, au fait, le thème de ce billet, au fait ? Euh, je ne sais pas vraiment, en fait. Reprendre contact. Se remettre doucement dans le rythme du blog, bien silencieux depuis Noël. Un petit break s'imposait. Quelques jours à Brives, un réveillon à Saint-Émilion avec des vins d'anthologie, un bref séjour sur la côte basque, les excuses pour ne pas avoir écrit ne manquent pas.
Ah, bien sûr, quelques vœux s'imposent. Que pourrais-je bien vous souhaiter que l'on ne vous ai pas déjà mille fois rabaché depuis 8 jours ? Voyons, voyons. Allez, je me lance : en 2007, je vous souhaite, je me souhaite, bref je nous souhaite un peu plus de... LÉ-GÉ-RE-TÉ. La vie est belle, les amis. Nous vivons en démocratie. Nous somme libres de tout dire, de voyager, d'échanger. Nous vivons dans le plus beau pays du monde. Louis XIV lui-même n'avait pas le centième de tout le confort dont nous disposons au quotidien. Et le vin, le vin mes amis n'a jamais été aussi bon depuis que Noé a replanté les ceps qu'il avait sauvés du déluge. Alors, c'est décidé, cette année, on va essayer sur ce blog de continuer bien sûr d'être Français et de râler un peu, mais on va essayer aussi de se réjouir de tout ce que nous avons au lieu de se lamenter sur ce qui nous manque. Vous êtes d'accord ? Allez, on commence par une petite chanson pour se mettre dans l'ambiance, si Christian a le temps de la charger lundi matin. Ah, Maurice Chevalier, comme tu nous manques. Claude Francois aussi, d'ailleurs, quand j'y pense. Je me demande si le dernier gentil gagnant de la star-ac n'aurait pas d'ailleurs intérêt à sauter sur un créneau laissé vacant depuis trop longtemps : la chanson populaire avec 4 danseuses à moitié nues qui se trémoussent en rythme. Non, non, je suis sérieux. Il chante bien, monte dans les aigus : il y a un marché mon ami, celui de la franche rigolade et de la fête. Bon, encore un qui ne suivra pas mes conseils... Dommage pour lui. ;-). En atttendant, vive Maurice Chevalier, revu pendant les fêtes dans « la Veuve Joyeuse ». Après avoir vu ce film, à l'époque, on ne pouvait que se ruer vers Paris pour faire la fête et crier à tu-tête « Vive la France ». ;-)
3 commentaires
Bravo Hervé pour ces bonnes résolutions . On t'aime léger et optimiste,
d'une bonne humeur contagieuse, comme celle que j'avais, le 31 après la dégustation d'un Meursault 2002 de Coche-Dury.
Bonne santé à tous les tiens
Bonne année, bon millésime à tous les closiféssois(es) ou Closiféssien(ne)s.
PS : Louis XIV bénéficiait d'un confort très précieux : il avait toujours raison. Et ça, nous ne l'avons pas, en tout cas pour vous tous qui me lisez, c'est sûr ! ;-)
Bonne année à toutes et à tous, et légereté, légereté, puisque vous en faites le thème de l'année, et que cela me va bien!