Poser les vraies questions...
Depuis quelques jours, à lire et à voir le grand show médiatique sur l’alcoolisme, j’ai bien sûr eu comme l’ami François Mauss une petite réaction cutanée. Au bout d’un moment, à force de voir la mauvaise foi de certains, je me suis demandé pourquoi personne ne leur posait les bonnes questions ?
Par exemple, comment se fait-il que nous soyons en surproduction si on a 6 millions d'alcooliques en France qui sont addict au vin ? Parce que « alcoolique au vin » (on disait avant « ivrogne , un ivrogne ne buvant que du vin, un alcoolique buvant n’importe quoi…), c'est au bas mot deux, voire quatre bons litres par jour (parce qu'à un litre sur la journée, on est à peine pompette après les repas, si vous voyez ce que je veux dire ;-). Dans ces volumes-là, à moins d’être un ivrogne millionnaire, on est condamné au vin de table, parce que l’AOC, c’est pas donné. Encore que, par les temps qui courent, avec le Bordeaux à 1 euro la bouteille qui refait surface pour noël, on ne sait plus vraiment à quel Saint se vouer...
Si quelqu’un pouvait faire le calcul, ça me permettrait de briller si un jour je passe à la télé : 6 millions x 4 litres/jour x 365 jours = on devrait vite éponger (c’est le cas de le dire…) les excédents ;-))
Et puis tous ces ivrognes malheureux (ils doivent tous avoir le vin triste, parce que j'en vois pas beaucoup qui rigolent dans la rue, en ce moment...), comment font-ils pour transporter tout ce vin à la maison ? Surtout bourrés… On ne devrait voir qu'eux, dans les hyper, toutes les semaines, le chariot débordant de bouteilles, tituber vers la caisse ? Et où trouvent-ils la force, au fait ? Et pourquoi si peu de break vendus en France ? Et pourquoi si peu de casse dans les rayons ? Ne prennent-ils que des cubis, plus résistants lors des chutes ?
Où les stockent-ils, d’ailleurs, ces 120 à 180 bts mensuelles ? Parce qu'un litre de rouge à la main, toute la journée, ils doivent avoir du mal à trouver du boulot… Le vin, c'est pas comme la demie-bouteille de mauvais rhum qu'on glisse dans la poche de sa veste et qui fait le même effet en dose d'alcool pur qu'un magnum... Bon, moi, j'ai pas de problème, le vin, je le prends à la barrique... Mais eux, ils doivent en plus passer un temps fou à aller jeter le verre dans les containers pour les cancéreux ! Ils doivent tous habiter au rez de chaussée, parce que alcoolique au vin, au quatrième étage sans ascenceur, je crois que ça, ça me semble être un vrai problème... Pompette, ca doit vraiment pas être simple... Quelle pagaille ! Et aux toilettes, à boire tant de liquide, combien de temps y passent-ils donc ?
Allez, un grand smiley pour les derniers paragraphes...
Tout le monde sait et voit que les alcooliques se shootent aux alcools fort en privé et au pastis ou à la bière en public, c'est plus soft. En dehors de quelques bistrots de quartier, qui commande encore au zinc un petit verre de rouge ? Vous en connaissez sûrement, comme moi, des désespérés de la vie qui se réfugient dans l’alcool. En connaissez vous un seul, en dehors des clochards, qui soient accro au vin ? Moi, pas. Quand au jeunes, c'est tout juste si, le samedi soir, avec leur pizza, il acceptent un petit coup de vin de cépage. Avant de sortir, en revanche, bonjour la vodka et le whisky coca ou les bon cocktails à base de rhum...
Comme il serait bon de s’inspirer du passé et de ressortir les bonnes vieilles campagnes contre l’alcoolisme où le plus grand ennemi de l’alcool, c’était… le vin. Et c’est toujours le cas. Enfin, profitons de la vie, chez amis, parce que si ça continue, on risque de même plus, prochainement, pouvoir boire un verre de vin au restaurant.
Dans ces moments là, c’est Reiser, Desproges et Coluche qui nous manquent le plus.
3 commentaires
Je crois que vous faites erreur dans vos calculs:
parce que chez ces gens-là, l'alcoolisme commence à partir de cinq verres par jour, (soit 60 cl selon la norme).
Il y a des chances que l'on soit très nombreux dans ce "collège" des AQUI (Alcoolique QUi s'Ignore)
Comme il est écrit dans un bistrot à vin du 1er arr de Paris
" Bourré à 11 heures
soutient aux viticulteurs"
D'autre part, le vin est la boisson favorite de l'alcoolique car sa consommation peut-être étalée sur toute la journée, l'ivrogne lui préfère les alcools forts pour en quelque sorte l'utiliser comme une drogue dure et tomber rapidement dans un coma éthyl' HIC
Bonjour,
Le bordeaux à 1€, c'est pas donné mon bon monsieur ! Chez Auchan (désolé...), le sommelier, qui par ailleurs est très compétent l'été pour conseiller sur l'achat de pastèques, m'a donné un tuyau sur un chateau pipo, saint emilion grand cru à 0,99 € par 6. C'est une affaire, il paraît qu'il l'ont eu à ce prix parce que le vigneron s'est suicidé en s'immolant par le feu dans son agence du crédit agricole (ou le contraire). La vie de châtelain est parfois déprimante !
Bon blague à part, je crois que le soucis de ce spot télé n'est pas tant qu'il dénonce l'abus d'alcool mais plutôt qu'il est très mal ciblé. Il nous propose des "alcooliques" potentiels agés de 35 à 50 ans, actifs, chefs de famille mis en scène dans des situations classiques de la vie quotidienne et surtout en action de convivialité sans excès. Curieusement, on ne nous fait pas voir Kévin et Jennifer déchirés à la soirée Smirnoff Ice de sup de co.
Ainsi alcoolique est devenu synonime de : convivial, plaisir, savoir vivre etc... En ces temps où il est de bon ton de critiquer nos cousins d'amérique, je tiens à souligner que, chez eux, le vin est un symbole de convivialité et de raffinement. On marche sur la tête !!! Il suffit de regarder leur cinéma ou leurs séries pour y voir le vin dans son élément.
Allez, je dois aller dealer pendant que c'est encore légal.