L'arrivée des drosophiles...
De même que les hirondelles font le printemps, les drosophiles marquent la fin des vendanges et le début des fermentations.
Ce petit insecte incroyablement prolifique tournicote un peu partout dans la cave, adore les demi-muids en fermentation, court partout dans la maison, attiré par mon cageot de poire williams (il faut que je vous mette la recette de ma tarte plate aux poires, tiens, au fait…)
La nuit, une lumière ultraviolette l’attire dans un champ électrique. Bzzzzz......tac ! Mort horrible, certes, mais cave propre et vins de qualité. Son sacrifice n’est pas inutile. Sa vie, pour peu que l’on soit curieux, est assez passionnante. Merci à l’insectarium de Montréal de nous en apprendre autant sur ses habitudes de vie… Et des anectodes croustillantes en prime.
Attention, respect pour l’insecte depuis que je sais qu’il a permis d’immenses avancées sur le plan du génie génétique. D’ailleurs, les derniers prix Nobel de médecines lui doivent beaucoup.
Enfin, pour ceux que ça intéresse, les gourmets, quoi, pourquoi ne pas tenter cette délicieuse crème pâtissière ;-))). Pas question de voir servir cela un jour à ma table, j’ai la phobie des insectes…
3 commentaires
Mendel s'en est beaucoup servi (des drosophiles........pas des poires!!!!)
Et moi qui pensais que la drosophile avait été créée de toute pièce uniquement pour les cours de génétique au lycée, puisque je nen avais plus jamais entendu parler depuis cette époque !
J'ai adoré votre prose sur la drosophile. Je suis scientifique et tres attiré par la litterature sur le sujet notamment la génétique du développement. Je dirai parfois que je suis plus attiré par l'insecte que par certains energumenes qui travaillent sur ces sujets. Au debut je pensais que la recherche sur la drosophile etait menée par des pioniers insensibles aux luttes interpersonnelles et que néni... loin de là, meme sur la drosophile de nos ancetres, les appétits sont aiguisés.. mais j'avoue avoir découvert aussi comment des esprits blessés arrivent à se focaliser sur des pupes ou des insectes. En fait, sans aller dans le detail, il y a des gens parfois tres froids qui se polarisent dramatiquement sur leur recherche. L'une d'entre elle est un sujet d'étude. Ayant perdu sa mere jeune, cette personne affable passe son temps sur ces sujets. Ayant pratiqué la personne, je me demandais quelle motivation poussait quelqu'un à etudier sans arret... l'autre point comportemental etait plus genant... la personne en question avait pour habitude de familiariser avec des lambdas puis au bout de quelques mois, la chercheuse brutalement coupait les ponts et surtout devenait froide et innaccessible... celle dont l'objet d'étude etait une drosophile est devenu alors mon objet d'étude... et alors j'ai compris que cette chercheur se focalisait sur sa recherche pour oublier un deuil et elle revivait au travers de ruptures répétées (amicales ou non) la perte d'une mere... voila comment on peut donc traiter des drosophiles ou des hommes... parfois mieux vaut aimer les drosophile et se lamenter sur le sort tres froid et guillautiniers de certaines inhumanités qui peuplent la recherche...