Basse vengeance

En voilà un, au moins, qui ne mangera plus mes raisins !

Enfin, ceci-cit, il a dû en manger un sacré nombre de quintaux pour atteindre cet âge avancé et 95 kg sur la balance, ce que l'on ne voit pas tous les jours à Vingrau.

Bon, au cas où vous arrivez pour la première fois sur ce blog et ne le sauriez pas l je n'aime pas les sangliers. Sauf en civet, bien sûr ;-)))

12 commentaires

#1. charles traonouez | lundi 18 septembre 2006 - 16:49

Politiquement très incorrect mais relativement amusant (sauf pour le malfaisant qui figure sur la photo). A mon avis une bonne battue reste encore plus efficace, moins onéreux et plus nourrissant qu'une clôture électrique.

#2. TeK | lundi 18 septembre 2006 - 19:01

pauvre bete ...

#3. jmp | lundi 18 septembre 2006 - 22:03

Nous avons mangé du sanglier de Fontjoncouse pour notre repas des vendanges, samedi.
Ce fût une agréable consolation pour nous. Demandez aux chasseurs de les attirer ailleurs.
( grains, abreuvoirs, etc mis à leur disposition)
bon courage pour la suite

#4. cyra | mardi 19 septembre 2006 - 11:51

belle prise! je le cuisine en daube avec de l'orange et du gingembre pour atténuer le côté gibier bien que le sanglier d'aujourd'hui s'apparente plus à du cochon au niveau gout mais aussi au niveau comportemental.

#5. frite | mardi 19 septembre 2006 - 21:36

quelle horreur...

#6. Claude D | mercredi 20 septembre 2006 - 08:44

J'allais écrire "pauvre bête". Voilà, c'est déja fait...Alors, je n'ai plus rien à dire sur l'animal et ses chasseurs sinon que ....
Bon, revenons au pinard, l'année est difficile à ce que je vois. Jeudi, je vais aller aider un ami bourguignon à rentrer son raisin. Ce n'est pas folichon, paraît-il en Bourgogne. La maturité et l'état sanitaire sont inquiétants. Je ferai part de mon expérience sur les commentaires aux propos d'HB.
Le WE dernier, j'étais dans le Ventoux. Là, les raisins m'ont semblé magnifiques et presque mûrs.
Par contre les vins de la cave coop. plutôt simples et durs. Des progrès sont indispensables.

#7. Féelynx | mercredi 20 septembre 2006 - 22:41

Trash attitude, mais tellement décalé que ça en devient intéressant ... Et en plus, il y a une harmonie entre le rouge sanglier et le rouge walden ...
Et quel vin boit-on avec ?!

#8. Marion | mercredi 27 septembre 2006 - 12:41

magnifique!!!
etait il bon?

#9. Flogie | jeudi 28 septembre 2006 - 10:26

Bonjour,

Je suis surprise de l'article concernant vos commentaires sur le temps de travail.
Bien sur, les règles sont de plus en plus complexes, mais il existe encore bien des souplesses sur les contrats en CDD saisonniers.
Soit dans votre département les inspecteurs du travail ont eu une lecture plus que réductrice des textes (accord national sur la durée du travail en agriculture et son avenant n0 12), soit votre expert comptable vous a fait peur car il veut éviter par avance tout risque de contestation.
En effet vous pouvez réaliser des contrats saisonniers sans termes fixes (CDD saisonniers avec une liste courte de taches bien définies (ex : épamprages,levages) dans lequels il n'y a pas d'obligation de donner des heures précises, juste l'horaire de travail normal de l'entreprise, toutefois il faut effectivement enregister le temps de travail) , en fonction des travaux de la vignes, vous avez même bien sur la possibilité de faire les contrats vendanges qui donnent des avantages aux salariés saisonniers en plus des allègemments de charges patronales(moins de charges sur la part patronale et salariale de sécu)

Je vous conseille de vous renseigner à la chambre d'agriculture de votre département ou aux syndicats patronaux (FDSEA...) ou encore à la MSA car il y a de multiples possibilités.
Quand à votre paragraphe sur l'annualisation il la présente comme complexe alors que la mise en place d'un calendrier est relativement aisée en viticulture (j'ai moi même accompagné plusieurs dizaines d'entreprises dans la réduction de leur temps de travail et plusieurs ont choisi l'annualisation). Vous n'avez à envoyer le calendrier qu'une fois par an à l'ITEPSA et seulement les modifications majeures s'il en intervenait. Vous avez le droit de faire des heures suplémentaires (dans un volume dépendant du nombre d'huere de modulation de votre calendrier mais qui est d'au moins 90 h / an) sans avoir à les justifier autrement que par une surcharge de travail.
Si vous désirez annualiser le travail vous pouvez toujours le faire en écrivant une lettre à l'ITEPSA de votre département , il faut bien préparer votre calendrier (qu'il sera ensuite possible de modifier très légèrement sans prévenir l'inspectuer!). Vous pouvez aussi choisir le système des jours de repos supplémentaires (la semaine reste à 39 heures et l'employé acquière des jours de congés en plus) qui permet de travailler 39 h les semaines chargées sans payer d'heures sup et permet de travailler 31 heures en semaines moins chargées.

J'espère que vous pourrez trouver des arrangements pour mieux organiser les travaux sur votre exploitation .

Cordialement

Flogie

#10. Hervé Bizeul | jeudi 28 septembre 2006 - 14:18

Chère Flogie, Merci pour ce long commentaire très intéressant. Vous avez raison sur bien sûr tous les points. En théorie, bien sûr, tout est possible. En réalité, c'est très différent, tout simplement parce qu'une entreprise est toujours en mouvement et d'autre part, parce que la météo n'est pas gérée par une administration. Par exemple, l'année dernière, nous avons repris deux hectares de vignes en novembre et donc, d'une manière imprevisible, nous avons eu un travail considérable pendant une période normalement assez calme. Ensuite, l'hiver a été très pluvieux et il y a plusieurs semaines où nous n'avons rien pu faire. Rattraper alors 4 heures par semaine ou rien, c'est pareil... De la même façon, vouloir travailler avec moins d'intrants, moins de chimie, c'est devoir faire certaines choses à des dates précises. Il faudrait donc, comme le faisait et le font toujours les vieux vignerons du village, travailler certains jours 12 heures, parce que c'est "ce" où "ces" jours là que l'on peut labourer, et, d'autes jours, rester tranquillement chez soi. Cà, la Loi me l'interdit. Où alors, à chaque changement, je dois avertir plusieurs jours à l'avance l'ITEPSA, par lettre recommandée. C'est impossible à faire, je n'ai ni le temps, ni l'envie et, de plus, de toute façon, je serais toujours hors la Loi.

En ce qui concerne les saisonniers, nous avons beaucoup de chance, effectivement, en agricole, de pouvoir enchainer des courtes périodes de travail avec des saisonniers. Encore faut-il les recruter, les former, les fidéliser. Rien que cette année, pour les vendanges, l'acte le plus simple en viticulture, c'est plus de 50 % de mes recrutements que j'ai dû laisser sur le carreau après quelques heures de travail, un jour au maximum. Dans la pluplart des cas, les gens recrutés (et déjà théoriquement sélectionnés au téléphone) se sont avérés avoir tous menti comme des arracheurs de dents sur leurs capacités et/ou leur expérience. A chaque fois, entre la rédaction du contrat de travail, la déclaration préalable à l'embauche, le registre du personnel entrée-sortie, la fin du contrat (fiche de paye, certificat, solde de tout compte, fiche de pointage, attestation Assedic, chèque...), les reports sur les déclarations mensuelles et trimestrielles pour les charges, la déclaration annuelle, je pense qu'en fait les papiers à remplir représentent plusieurs dizaines d'euros pour un salarié qui ne sera resté qu'un journée dans l'entreprise. Ah, au fait, si l'on y pense, je devrais aussi rédiger en comité une notice de sécurité, la faire valider par l'inspection du travail, la faire lire à chaque salarié, lui faire signer un justificatif. Sur cette notice, je devrais le mettre en garde contre le risque de se couper avec un sécateur, de se fouler la cheville sur une pierre, de se faire heurter par une voiture dans le parking, de s'assoir sur une branche pointue, de se faire piquer par une guêpe. D'ailleurs, s'il n'a pas de chaussure de sécurité, je ne suis pas sûr que je ne sois pas responsable de la moindre blessure. A infantiliser les êtres humains comme cela, on est en train de détruire toutes les valeurs du travail manuel. Triste monde, où justement, ceux qui ne peuvent en fait que faire ce genre de travaux sont peu à peu exclus par les lois mêmes qui sont censées les protéger. Il suffit de voir le visage réjoui de ceux qui, cette année, ici, arrivent à vendanger à la machine!

Je reconnais bien sûr qu'il y a des patrons voyous, en agricole autant si non plus qu'ailleurs. Mais la multiplication infinie des procédures administratives, des paperasses, des obligations de toutes sortes, tout cela est en train tout simplement de dégouter bon nombre d'entrepreneurs.

#11. sinci | samedi 10 mars 2007 - 21:27

c pas parsequ'on aime pas un animal qu'il faut le tuer ! si on faisait la même chose au hommes ? impossible juste que les animaux ne parlent pas donc on a le droit et c politiquement correct !

#12. Bazooka | dimanche 13 mai 2007 - 09:08

Bande de viandar!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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