Traitements

On me dit souvent que ce blog manque d'images, de photos... J'en conviens. Vivant au quotidien dans la nature et dans les vignes, on ne voit parfois plus ce qui manquent à ceux qui vivent ailleurs...

On me dit aussi que je n'explique pas assez souvent ma vie de vigneron au quotidien. J'en convient aussi. Mais je pensais que d'autres le feraient, que ce ne serait pas à moi de montrer le quotidien du vigneron. Peu s'y sont lancer. Je trouve ça dommage. Parfois, une photo, un geste, une  moment suffit à expliquer beaucoup plus de chose qu'un long texte comme j'aime les écrire ;-) Et puis on aurait eu en temps réel des « calendriers vignerons » de toutes les régions, ce qui aurait permis à tous de suivre presque en temps réel l'évolution climatique d'un millésime.

J'aime bien par exemple le blog de Vincent Dancer qui possède un talent de photographe (et un matériel, sans doute aussi...) que je n'ai pas. Je vous le conseille, c'est magnifique...

Bon, donc, dans les jours qui viennent, on va essayer de mettre un peu de vert dans ce blog ;-)

Aujourd'hui, c'est des tracteurs dans les vignes.

L'un, au Mas de la Chique, traite au pulvérisateur pneumatique, tri-turbine, et, avec à peine deux cent litres de bouillie à l'hectare, va consteller les feuilles de micro-impact de souffre mouillable et positionner en même temps le premier traitement contre les verts de la grappes.


L'autre, au Clos des Fées, poudre les vignes en confusion sexuelle, en répandant de gros nuages de soufre qui vont, sous l'effet du soleil, sublimer et dont les vapeurs protègeront les vignes contre l'oïdium

Lost in translation

Bon, vous le saurez maintenant, j'adore Bill Murray. Aujourd'hui, pas de marmotte, c'était plutôt ambiance assis sur le lit, le regard perdu, dans Lost in translation. Pas plus de Scarlett Johansson que de marmotte, au fait ;-)

Voyage sans beaucoup dormir et c'est donc une longue, longue journée qui commence à Roissy, à passer du 2F au 2D à coup de navette, de train, d'escaliers roulants, de couloirs interminables... Je manque craquer. Une heure pour rejoindre mon vol pour Copenhague, tout le monde est à l'heure, c'est déjà ça. Je sommole et me casse la nuque pendant une heure. Mais tout le monde connait ça.

Arrivé à Copenhague, encore deux bons kilomètres de couloir, puis voiture, puis 15 minutes de douche (pas plus, s'il vous plait) et c'est reparti pour 3 heures de tasting destiné aux journalistes et restaurateurs danois. C'est trié sur le volet. Je bafouille, la mâchoire pendante, mâchant mes mots, comme si j’avais un gros coton dans la bouche. Un café, pitié.
A 14h30, j'ai le droit à deux heures de pose à l'hôtel. Et là, je l'avoue, j'ai du mal à trouver mes repères. Depuis quand suis je parti ? Quel jour de la semaine sommes-nous ? Quand ai-je mangé pour la dernière fois ? Je ne sais plus vraiment. Je sombre dans un sommeil agité, en me réveillant toutes les 10 minutes de peur de ne pas le faire à l'heure, alors que mon réveil est mis. En descendant rejoindre le groupe pour un nouveau tasting, je dois avoir l'air d'un drogué et j’ai du mal à reconnaître certains vignerons. Home ! Home !

C’est le traditionnel weinfestivalt de notre importateur danois. Dans son entrepôt,  à 50 km du centre ville, il fait une dégustation maintenant fameuse puisqu’on y vient depuis la Suède. Au milieu des rack et des palettes, nous préparons les vins. A l’heure pile, 500 personnes s’engouffrent, décidées à ne pas perdre une minute, car ils n’ont que deux heures pour tout goûter. Léonard Humbrecht, que j’ai plaisir à revoir et que j’ai averti du rythme incroyable et unique de la manifestation, prend la première vague d’amateurs de plein fouet et manque lâcher prise. Heureusement, une âme charitable lui vient en aide. A nous d’encaisser la seconde vague.

« Hello ! Number eighteen please » ! Les dégustateurs défilent, et vite. J’aime bien, quelque part, cette méthode à la Taras Boulba qui consiste à tout goûter et à ne suivre que son instinct. Beaucoup ne savent même pas où est le Roussillon. Qu’importe, après tout, s’ils aiment. J’apprends quelques phrases de Danois, en particulier « Oh, mon Dieu, que votre vin est bon. Je rêve d’en avoir à la maison ! ». En Danois, ça se dit « Hummmmmmm » ;-)

Deux heures pile après, c’est terminé. Certains font la queue, disciplinés, pour passer commande (une bonne heure !), d’autres se regroupent autour du « Cult Bar » où, à prix très bas, on peut s’offrir un verre d’Yquem, de Corton ou… de petite Sibérie. Une bonne idée.

Retour à l’hôtel, diner rapide et léger, entre vignerons. On se raconte donc des histoires de vignerons. Matériel. Personnel. Commercialisation. Espoirs. Craintes. Réformes. Evolution du métier. D’où que nous venions, nos angoisses et nos espérances ne sont pas très différentes. On rit. Je suis tellement fatigué…

Samedi, retour à l’entrepôt. Tasting. Sandwich. 10 minutes dans l’herbe, au soleil, puis dernière ligne droite, trois heures intenses. Les vins sont vraiment bons. Entre chaque vin, pratiquement chaque dégustateur rince son verre à l’eau et croque une bouchée de pain. Bizarre. Je me demande bien qui leur a appris cette étrange coutume. Entre deux vignerons, pourquoi pas, mais entre deux vins de même couleur du même stand ? Vraiment étrange. Bon, ceci dit, c’est bien aussi de boire de l’eau quand on boit du vin. Parce qu’au niveau des particuliers, personne de recrache, au Danemark ;-) Le Clos des Fées « Hervé Bizeul », comme on l’appelle ici, est au top, après 30 minutes de carafe. Une explosion de fruit qui arrache surprise et émotions et me vaut clins d’œil, remerciements, voire félicitations. C’est toujours agréable, les caresses psychologiques ;-) Une bonne cinquantaine de personnes reviennent, à la fin de la dégustation, pour prendre un dernier verre de Clos des Fées, dont ils veulent garder un souvenir pendant leur retour. Quel meilleur compliment pour un vigneron, quand on y pense. Donner du plaisir, continuer sur la voie du fruit, voilà ce à quoi je dois continuer à m’astreindre. Quand au reste…

Voilà, c’est fini. 15 minutes de marche dans les rues de la ville, il est 18 heures et tous les magasins sont fermés. Heureusement, ma valise est déjà pleine de cadeaux. Diner de gala, retour à l’hôtel, le jetlag me prend de plein fouet et m’empêche de dormir avant… 2h30 alors que je dois me lever à 5 heures pour tenter d’attraper le premier avion.

Du salon d’Air France d’où je mets en ligne ce dernier post, je suis dans un état bizarre, mêlant fatigue, excitation de rentrer, joie d’avoir terminé. J’ai tenu le challenge que je m’étais fixé, celui d’écrire un billet depuis chaque étape. Etait-ce intéressant ? Cela permet-il de mieux comprendre la vie d’un vigneron émergeant en l’an de grâce 2008 ? Merci, à l’occasion, de me le dire.

Ce soir, famille. A fond. Demain, short, baskets et matinée de travaux en vert.

Il est temps de revenir à la source.

P.S. : pendant mon absence, mon fils a réussi à faire du vélo sans ces roulettes. Il est fier. Moi aussi. Mais je n’étais pas là. Comment dit-on, en anglais : « le jeu en valait-il la chandelle ? »

Périple gastronomique au Québec

Ce qu’il y a de bien (entre autre ;-), avec les Dupéré-Barerra, c’est qu’il me semble qu'ils aiment encore plus la gastronomie que moi ;-)

A peine dans la voiture, direction Québec, on parle déjà de s’arrêter dans un coin improbable où l’on trouve paraît-il les meilleurs canneberges séchées de tout le Canada... Voilà qui va mettre un peu piment dans les deux heures et demie de route nécessaires à rejoindre la seule ville fortifiée d’Amérique du Nord.

Effectivement, une heure après, stop pipi dans une station peu engageante, qui semble à moitié abandonnée, où un jeune homme habillé très couleur locale (genre "délivrance", si vous avez vu le film ;-) vend des canneberges séchées. N’hésitons pas. Artisanat local, vieille Buick impeccablement restaurée, fromage pour la poutine sur le comptoir, on se croirait dans Bagdad Café. Pour la photo, voir le blog de nos amis provençaux quand ils seront rentrés ;-)

Stop rapide pour un déjeuner rapide chez Nicole X ;-), qui, grâce un réseau secret et très actif, s’est dévouée pour tenter de me permettre de manger du Caribou. Raté. Comme on dit à Québec, « faute de Caribou, mangeons de l’Orignal » ;-). Et ce sera donc un magnifique contre-filet, rôti à point, des légumes printaniers, quelques asperges vertes rôties à la perfection. Nicole cache bien son jeu : c’est une cuisinière émérite et son déjeuner est parfait. C’est aussi une grande artiste. Et puis elle fait vraiment bien les gâteaux à l’avoine. Je lui ai demandé sa recette, j’espère qu’elle tiendra parole. Ce seront désormais les gâteaux à l’Avoine de Nicole X ;-)

Retour vers la dégustation. J’ai un peu l’impression de me retrouver dans le film « un jour sans fin » (Groundhog day). Dix jours maintenant que je saute d’avion en bus, de bus en voiture, de voiture en salles diverses et variées et que je fait déguster mon vin tout en racontant mon histoire. Je suis un peu décalé, je l'avoue. On a perdu au moins 20° entre Montréal et Québec, mais, dès le début de la dégustation, je retrouve la chaleur et l’intérêt des sommeliers québéquois, alors, tout va bien. J'aurais pas vu la marmotte (pour ceux qui ont vu le film ;-), mais j'ai l'impression de suivre, parfois, une sorte de cheminement initiatique.

Vite, vite, je voudrais acheter des Crocs pour mon fils et la boutique principale est à 50 m, par chance. Par malchance, Ils ferment à 17h, il est 17h10, alors, ils ne nous ouvrent pas, se moquent un peu de nos souriantes supplications puis nous ignorent totalement. Ce seront les trois seules personnes vraiment pas sympa que j’aurai rencontré au Québec.

45 minutes de marche rapide dans le vieux Québec, magnifique. Mais la nuit tombe déjà et il faut rejoindre le restaurant. Je me trompe d’une rue et arrive à 18h32. Le rendez-vous était à 18h30, TOUT LE MONDE est déjà assis et l’on commence à remplir les verres. Je me croyais ponctuel, je prend une petite leçon de politesse. Merci, en tout cas, à tous ceux qui sont venus, à l'heure et à l'écoute.

Les vins se goûtent ce soir magnifiquement, c’est incroyable. Complètement différemment de l’après-midi même, au même endroit pourtant. Fruit, texture, ils sont parfaits, ceux des D.B. comme ceux du CDF. Youpi, en plus il y a un tartare de caribou ! Ouf, quel plat ! Une texture de viande unique, un goût puissant mais raffiné, pas trop fort mais sauvage, certains commencent à se dire que je n’avais pas finalement pas si tort que cela de les bassiner avec mon désir d'en manger depuis le début du périple. Les Vieilles Vignes 2005 sont au top, mais c’est avec les Sorcières que l’accord se verrouille à la perfection et fait l'unanimité, ce qui est rare ... A la fin du premier plat, les verres sont vides. Que demander de plus ? ;-)

Grand plat sur les vins des D.B. : un filet de cerf d’un élevage extensif, cuit à la perfection, sur un lit de topinambours et de céleris, surmonté d’une pêche rôtie et parsemée de petits fruits rouge et noir, mûres, framboises, cassis. Le plat est divin et remet la Procure et le Nowat à leur juste niveau : celui de deux très grands vins de gastronomie, difficilement remplaçables par autre chose que des vins du Sud sur ce style de plat.


Avec les langoustines en tempura de la Montée de lait servies avec le demi-sec de Huet, voilà les trois grands accords (et plats) du voyage. Ah, au fait, ça se passe au Saint-Amour. Merci à toute l'équipe et au chef de nous avoir si bien accueilli. Pareil pour la Montée de Lait , au fait, où toute l'équipe s'est pliée en quatre pour nous recevoir.

La discussion est passionnée, animée, nous nous connaissons mantenant bien, nous avons confiance les uns dans les autres et la soirée et, du coup, est je pense, vraiment passionnante pour les conseillers de la SAQ présents. Loin de se limiter à une tentative de séduction stérile, il s’aqit là d’être au plus prés de quatre vignerons passionnés, créatifs, certes différents dans leurs vins comme dans leurs choix de vie, de culture, de vinification. Les questions fusent. Les méthodes se comparent. Les itinéraires, parfois, se croisent ou s’opposent mais tout cela se fait dans l’échange, l’humilité, la tolérance. Une belle et riche dernière soirée.

Hôtel très confortable et très raisonnable au niveau du prix (le Dominion, à retenir), nuit courte car je suis toujours décalé de chez décalé. Heureusement, il y Skype qui permet de faire un vrai coucou en vidéo aux enfants et à Claudine, tous les matins. Et dire qu'en plus, c'est gratuit ! Tout cela ne cessera jamais de m'étonner et de m'émerveiller.

Je repars avec Noël Pinguet par avion et c'est de l'aéroport que j'écris ces lignes. Nous ne nous étions pas vus depuis bien 15 ans et je crois que nous avons tout deux été étonnés de voir combien nous étions proches dans notre philosophie du vin. Je l'avoue, je n'avais pas rencontré depuis longtemps un biodynamiste aussi éclairé, tolérant et ouvert, ce qui est bien plus tentant que certains fanatiques. Lui s'arrête à Paris, moi, je repars dans la foulée pour Copenhague où une dégustation m'attend quelques minutes après mon arrivée.  Heureux qui comme Ulysse ? Je commence à douter ;-)

Quitter Montréal, avec regrets

J'aime vraiment beaucoup le Québec. L'hiver. L'été. J'aime la simplicité des gens, ce tutoiement si naturel, cette bande de fous de vins et de gastronomie qui, décidément, à chaque déplacement, me fait cruellement sentir que je vie dans le "old world", que je ne renie pas, bien au contraire, mais qui mériterait parfois une bonne cure de jouvence.

Pour la première fois, la présentation des vins du Clos des Fées se fait en groupe. Nos deux "marraines-fées", Gilles et Francis, nos agents au Québec, on réussi un assemblage remarquable qui regroupe le légendaire champagne Salon, l'humaniste de la biodynamie, Noël Pinguet du fameux domaine Huet, à Vouvray, le couple qui monte, le "Nicolas/Carla" du vin ;-), j'ai nommé  Emmanuelle/Laurent Dupéré-Barrera et votre serviteur.

Après la première dégustation, tout est clair : bien plus de choses nous réunissent que nous séparent, et notre passion commune pour notre métier va créer tout au long du voyage un ciment fort. Delamotte (délicieux) et Salon (97, déjà dans la légende alors qu'il n'est même pas encore disponible) à l'apéritif, puis deux rouges de Provence (en général la Procure et un très grand Nowat 2005 finalement très proche, dans son élaboration, du certains de nos vins), puis deux vins du Clos des Fées (soit disponibles au Québec, soit en renouvellement de référencement), puis quelques grands Vouvray moelleux ou liquoreux, tout cela fait de chaque repas un monument de gastronomie, de passion, de communication et d'amitié. Parfois, un demi-sec sort de derrière les fagots en début de repas, et on se dit que vraiment, à ce niveau d'équilibre et d'évidence, un Vouvray pourrait bien être l'apéritif parfait. Cet idéal dont on rêve, il existe, je l'ai rencontré, c'est un demi-sec de chez Huet ;-)

Il est rare, pour un vigneron, de goûter ses vins à de multiples occasions, dans des villes différentes, à quelques heures ou jours de décalage, dans des ambiances différentes, avec des mets aussi variés. C'est édifiant et parfois terrifiant. Les vins, tour à tour, se serrent ou se détendent, réduisent un peu ou s'ouvrent impudemment, se parent de textures soyeuses ou de bouches plus aiguëes. Pourquoi ? Comment faire pour avoir à chaque fois des bouteilles identiques ? Je l'avoue, je l'ignore. Nous faisons tous des vins vivants et il faut en accepter les conséquences. Globalement, le vins se goûtent, je l'avoue, plutôt bien, en particulier l'échantillon tiré sur cuve de Sorcières 2007 qui épate tout le monde, moi compris. C'est l'assemblage final, pourvu que ce fruit se maintienne à la mise en bouteille. C'est.. un bonbon ;-)

Dégustation, déjeuner, dégustation, visite de sucurssales, diner, peu de temps pour magasiner. De toutes façons, ma valise est pleine. J'ai acheté à New-York deux draps de bain turcs, dans un magasin qui est le seul à les vendre, et ils ont fini de remplir le peu de place qui restait dans ma valise, bourrée de tenues diverses pour deux semaines (mais pas de tuxedo, désolé, Seb ;-). Ridicule ? Oh, mais c'est parce que vous n'avez pas vu mes drap de bain ;-) Une éponge de cette qualité, aussi dense, aussi douce, aussi moelleuse, elle mérite le voyage en Turquie ;-) Et tant que vous n'avez pas enveloppé dedans votre corps humide, vous ne pouvez pas comprendre ;-)

Donc, en deux mots, les vins sont bons, les journalistes sympas, les conseillers en vin de la SAQ attentifs et détendus, je ne sais pas si c'est l'effet "hockey", mais ce voyage se déroule bien. Bon, impossible de se coucher avant minuit et levé à 6 heures tous les matins, mais bon, il faut faire avec.

Désolé pour l'invitation chez Bu, apparemment, je ne lai pas lancée assez tôt, ni assez précisément. C'est promis, la prochaine fois, on fera en sorte de rencontrer des amateurs autour de quelques bouteilles. C'est la moindre des choses, c'est la magie d'internet.

Allez, il est presque minuit ici, je fini mon Bagel tout chaud (je ne peux pas résister aux Bagels montréalais, à mon avis les meilleurs du monde) et au lit, en espérant dormir. Merci au restaurant la Montée de Lait et à toute son équipe d'avoir réussi à servir un aussi bon repas à tant de personnes dans un si petite endroit. Chapeau bas.

Demain, Montréal-Québec, avec arrêt impératif sur la route pour acheter des canneberges ;-). Sortie 242, la station service au bord de la route, si j'ai bien tout retenu ;-)

Flop

Connaissez-vous l'étrange et assez drôle site internet intitulé "vie de merde " ? Ce site propose à chaque internaute d'expliquer en quoi sa vie est de la merde, et aux autres de noter les meilleures (ou les pires).

Ce matin, j'ai failli écrire mon premier texte sur VDM ;-) Ca aurait pu donner ça.

"Je suis vigneron et bloggeur. J'ai traversé l'Atlantique et, à Montréal, j'ai donné rendez-vous à mes lecteurs dans un bar, pour partager quelques bonnes bouteilles. C'était le soir du dernier match de Hockey, crucial, sur 7, qui décidait de la qualification des canadiens pour les quarts de finale du championnat nord-américain... Personne n'est venu. VDM ;-)

Oh, j'exagère un peu, il y a eu UN amateur qui s'est déplacé et donc, on l'a soigné. Il y a bien UN véritable amateur de vin au Québec, je le confirme ;-)

Bon, on a quand même passé une bonne soirée et les Canadiens ont gagné. Bravo, même si du coup, j'ai pas beaucoup dormi à cause du bruit des klaxons ;-)

La prochaine fois, je demanderai le programme ;-)

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